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Vélodyssée : retour sur l’étude menée par la Loire-Atlantique

La Loire-Atlantique a lancé une étude sur l’un des plus importants itinéraires à vélo du département, celui de la Vélodyssée.

L’itinéraire de la Vélodyssée c’est : 

  • 240 kilomètres, à terme, d’itinéraires balisés et sécurisés de Saint-Nicolas-de-Redon, le long du canal de Nantes à Brest aux Moutiers-en-Retz en passant par l’estuaire de la Loire et Saint-Brevin-les-Pins.
  • 135 professionnels qualifiés accueil vélo en Loire-Atlantique parmi des hébergeurs, loueurs de vélo, sites de visites et offices de tourisme.

Velodyssée 2013 - Loire Atlantique

Cette étude complète a pour objectif d’évaluer les retombées de la fréquentation de l’itinéraire au travers de trois enquêtes.

  1. Une enquête quantitative par comptages automatiques et manuels afin de comptabiliser tous les types d’usagers de l’itinéraire : cyclistes itinérants, cyclistes utilitaires, sportifs, piétons, rollers,…
  2. Une enquête qualitative par interviews et questionnaires auto-administrés qui permet de connaître les cyclistes (profil socio-démographique, durée du séjour, type d’hébergement, satisfaction,…).
  3. Un comptage des cyclistes (itinérants et en séjour) grâce à un panel d’hébergeurs, afin d’affiner la connaissance de la saisonnalité de leur fréquentation.

 

Avec La Vélodyssée, la Loire-Atlantique a créé une destination touristique à vélo à part entière. La pratique sur le département se caractérise par un volume de pratique excursionniste beaucoup plus importante que sur le reste de l’itinéraire (58% au lieu de 35%) principalement lié au poids de l’agglomération de Nantes et à la section Loire à vélo de l’itinéraire.

Le poids de l’itinérance est plus important dans notre département notamment sur la section commune entre La Loire à Vélo et l’EV1-La Vélodyssée. On observe 11% d’itinérants contre 6% en moyenne sur l’itinéraire.

 

Une durée de séjour élevée : Les touristes à vélo ont une durée moyenne de séjour de 9,1 jours contre 8 jours sur la Loire à vélo. Il s’agit plutôt d’une clientèle de longs séjours (72% des touristes séjournent 4 jours et plus), avec la moitié des touristes qui séjourne plus de 6 jours. Les touristes étrangers ont une durée de séjour plus importante que les Français.

Le choix de la pratique du vélo dans la destination est aussi très particulier. 61% des répondants (contre 41%) considèrent la pratique du vélo comme très importante et place la Loire-Atlantique comme une destination cyclable. Ils sont aussi en contrepartie 14% (contre 7% habituellement) à considérer que ce n’est pas du tout important, notamment parmi les cyclistes pratiquant le vélo loisirs.

 

Un mode d’hébergement privilégié : le camping

➜ En moyenne, 33 kilomètres parcourus par sortie. Pour les excursionnistes, la sortie est en majorité de 1 ou 2 heures voire une demi-journée. Parmi  les touristes en séjour, 52% d’entre eux effectuent des sorties d’une demi-journée ou moins et 48% des sorties d’une journée ou plusieurs journées.

➜ 25% des touristes viennent avec leur propre vélo.

➜ Pour plus de 35% des touristes, la pratique du vélo a été un facteur déterminant dans le choix de la destination. Les touristes ne viennent pas sur la Vélodyssée par hasard, c’est un choix réfléchi. Pour 61% d’entre eux la possibilité de faire du vélo pendant leur séjour était très importante dans le choix de la destination.

➜ Priorité aux cartes et au site Internet la Vélodyssée. Pour préparer la sortie, la priorité est donnée aux cartes, aux sites web ou aux topoguides. Les offices de tourisme jouent également un rôle clé auprès des touristes en séjour. Pour se diriger, les cyclistes privilégient la signalisation directionnelle ainsi que les cartes papier et les panneaux d’informations.

➜ Le vélo ce n’est pas tout !

8 touristes sur 10 pratiquent une activité autre que le vélo pendant leur sortie. Ce poids est encore plus élevé parmi les touristes itinérants et étrangers. De façon générale, les activités les plus pratiquées sont la visite de villes ou villages, ainsi que la visite de monuments ou musées. Suivent ensuite la restauration et la baignade.

 

Une qualité paysagère et patrimoniale très appréciée

Les paysages et l’environnement de l’itinéraire sont unanimement appréciés par les personnes interrogées, 92% d’entre elles qualifient l’itinéraire comme « excellent ».

Les usagers sont exigeants sur la signalisation, la sécurité et l’entretien de l’itinéraire. Si la sécurité de l’itinéraire et sa qualité technique sont appréciées à peu près partout, la plupart des commentaires dans l’enquête porte sur ces points dont la qualité se doit d’être irréprochable.

 

Des services et loisirs à développer le long de l’itinéraire

L’impact économique est de l’ordre de 6,8 millions d’euros dont plus du tiers est lié à l’itinérance contre 2,4 millions d’euros pour les itinérants.

 

Un effet de levier efficace des investissements publics

C’est l’impact direct estimé en termes de dépenses des cyclistes : soit une moyenne de 24 000 euros/an par kilomètre d’itinéraire pour un coût d’investissement en termes d’infrastructures de 55 000 km. Si l’on intègre les dépenses générées par les kilomètres parcourus dans le cadre de boucles et en prenant en compte les dépenses de l’ensemble des touristes à vélo, les retombées pourraient atteindre près de 7 millions d’euros par an. A cet élément peuvent s’ajouter les bénéfices liés à l’économie de dépenses de santé publique. Les touristes à vélo dépensent 62€ par jour contre 71€ en moyenne.

 

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